Bélinda Ibrahim

Le libre penseur…

LE LIBRE PENSEUR...

 

Il appartient à une race en voie d'extinction. Il pense donc il est, mais avec prise de tête. Il défend ses convictions avec des mots sortis de ses tripes. Il n'est ni vendu, ni inféodé, ni corrompu, il est libre...

                                                                                                    Le libre penseur a de nombreux fans mais aussi une meute farouche d'ennemis : ceux-là précisément qui développent des rhinites allergiques dès qu'une brise de liberté souffle…parce qu'un homme libre, ca dérange, ca créé des démangeaisons ; un homme libre c'est contagieux, et pas de vaccin à disposition, alors on prend peur et on l'attaque de front, on l'insulte, on tente vainement de trouver un antidote à sa plume subtile, magistrale. On veut « annuler » ses mots, le réduire, l'accabler de tous les torts, le traiter d'arriviste, l'accuser de se « servir » de causes qui ne sont pas « siennes »…On vocifère jusqu'à l'hystérie, dans un texte trempé dans le vitriol bon marché, à travers une litanie hargneuse et vulgaire. Seulement pour contrer un libre penseur, il faudrait-pour commencer- avoir les moyens de sa politique, trouver des arguments qui tiennent la route, bâtir son réquisitoire sur des bases solides et non pas hurler à la trahison dans une cacophonie sans nom que l'on pourrait aisément qualifier de bêtisier de superlatifs juxtaposés ! Mais ce qui fait la différence entre un libre penseur et le commun des mortels, c'est qu'il reste inébranlable face à l'adversité et élégant dans sa contre-attaque. C'est parce qu'il est, avant tout, un gentleman de la culture, un homme qui maîtrise les mots avec dextérité et qui est fidèle à ses principes, à la voie qu'il s'est tracé et dont rien ni personne ne saurait le détourner. Ni les menaces et encore moins le mépris de ceux qui le rejettent et le jalousent. Ceux-là même qui ont peut-être professé sur des chaires mais s'expriment comme de sordides néophytes du verbe ; ceux qui se pensent supérieurs en titres et qui s'avèrent sur le terrain de simples ramasseurs de balles… et non pas des tireurs d'élite ! Le libre penseur est un chêne et non pas un roseau qui ploie. Ses racines sont ancrées dans le sacré. Il a reçu la bravoure en héritage et son appartenance relève de la plus pure noblesse spirituelle. C'est un visionnaire lumineux, fier et déterminé qui prêche dans toutes les langues, et a le mérite de rester objectif quelle que soit son appartenance. Il dénonce aussi bien les manquements des uns que les avidités des autres, mais sa pensée n'est pas monnayable !  Il parle au nom de la vérité et voit bien au-delà des slogans et des personnes : le libre penseur est un détecteur de leurres. Et si par le passé il a rêvé à une réalité qui ne s'est malheureusement pas matérialisée, ceci ne l'empêche pas de poursuivre sa lutte afin que ses valeurs ne soient pas perverties. Il résiste culturellement, à défaut de le faire autrement, en offrant un espace de liberté pour tous ceux qui voudraient- tout comme lui- s'exprimer envers et contre tout ce qui leur est imposé comme sanction, censure et autres calamités. Que ce soit avant, pendant ou après des échéances qui pourraient renverser la donne, penser libre et le rester est la devise de notre champion hors catégorie qui perpétue le rêve de générations entières qu'un criminel sort a privé de maîtres aussi essentiels… afin que plus jamais la pensée unique ne provoque une secousse tellurique dans les esprits facilement « obstruables » et si sensibles au trémolo tentant de voix si peu recommandables !                      

Pour finir, l'adage qui prétend que « la valeur n'attend point le nombre des années » n'est pas un jeu de mots périmé. Le libre penseur est bel et bien là pour nous le prouver, ses nobles idées couchées sur papier. En noir sur blanc : « no pasaran » !

 



02/05/2010
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